En vivant à la campagne au Japon, la chose qui se remarque le plus sont les champs de riz et la verdure des montagnes foisonnantes d’arbres et leurs couleurs changeantes en fonction des saisons. Pour le riz il n’y a que deux saisons ou plutôt trois, le printemps, pour planter les plants de riz courant Mai, l’été pour récolter à sa fin les grains de riz et bien sûr la saison des pluies pour pouvoir bien pousser de la mi-juin à la mi-juillet. Le tout sous une humidité étouffante mais qui donne sa particularité et son goût au riz japonais avec bien sûr le chant des cigales. Riz qui reste pour la consommation nationale, ils ne sont pas fous, ils se gardent le meilleur !

 

Tout se fait dans l’ordre de la mère nature évidemment mais le tout reste traditionnel. Bon bien sûr nous sommes à l’air moderne donc le plantage et la récolte ne se fait plus à la main mais avec des machines, pareil pour sécher (Kanso wo suru) puis enlever la coque (momi wo toru) là le riz devient « genmai », pour qu’il soit mangeable et devienne donc « hakumai » il faut retirer la peau des grains de riz et c’est assez cocasse pour les yeux d’un étranger. En effet, il y a des machines automatiques un peu partout en libre-service (le Japon est LE pays des distributeurs automatique et autres machines), on amène, ses 30 kilos de riz, on met 300 yens (2-2,50€) dans la machine on rentre le riz là où il le faut et la machine s’occupe donc de séparer la peau, du grain de riz.

 

Ensuite il ne reste plus qu’à le déguster, et là c’est l’embarras du choix pour les gourmands : nature, gluant avec des haricots rouges, sous la forme de mochi : le riz est concassé, malaxé pour devenir une pâte gluante mis sous la forme de boule typiquement. Pour ce dernier, traditionnellement, les mochis se font au pour la période de jour de l’an, là encore avec une machine spéciale ou bien encore à la main en frappant sur le riz avec des sortes de marteaux en bois tout en aspergeant d’un peu d’eau. Le mochi, là aussi c’est le paradis des gourmands, car dégusté nature, ou avec de la pâte de haricot rouge sucré ou bien un mélange de kinako, poudre de graine de soja et de sucre, etc.